𝗧𝘂𝗿𝗾𝘂𝗶𝗲 / 𝗽𝗲𝗶𝗻𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗔𝗵𝗺𝗮𝗱 𝗥𝗮𝗶𝗱, 𝘂𝗻 𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲𝗮𝘂… /𝗖uzamış vücutlar

Netlik her şeyden daha güçlüdür. Beyaz kefenler altındaki uzun bedenlere, hastalara, daha az yiğitlere mühlet sunar. Bununla ilgili mi? Ahmad Raid, tuvali en ufak bir kelime, en ufak bir başlık, en küçük bir belirti eklemeden sunar.

Ahmad Raid'in resimlerini belirsiz bir duygu yaşamadan okumak zor. Bir yanda ışık vardır ve olası acıyı ortadan kaldırır. İnsanı kesilmeye hazır leşler gibi baş aşağı asılı tutan Baselitz'in aksine, Raid onları uzatır. Çevre dağınıktır. Ondan, bu ışık sisi tarafından boğuk bir ses yükselir. Bu barışın bir parçasıdır. Ondan bir insanlık, ötekine yönelik sürekli bir dikkat doğar.

Ama aynı zamanda, bu istirahatin nasıl bir doğa olacağı da bir o kadar net olarak varsayılıyor. Batı ortaçağında benzer resimler var. Hastaneler, kemirilmiş bedenler, ıstırabın mutluluğu içinde, yankılanan, sonsuz derinliğe açılan odalar… yazmaya gerek var mı? Hastalık, savaş felaketleri ve şaşkınlık zamanıdır.

Karışık teknik, tuval üzerine yağlıboya, 135x135..cm. İstanbul (2022)
RC (ZO mag')
Fotoğraf: © A. Raid.
İletişim: https://www.facebook.com/ahmadraed.mohamad

Des hôpitaux, des corps rongés, dans la béatitude de la souffrance, des salles résonnantes, infiniment profondes…

𝗧𝘂𝗿𝗾𝘂𝗶𝗲 / 𝗽𝗲𝗶𝗻𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗔𝗵𝗺𝗮𝗱 𝗥𝗮𝗶𝗱, 𝘂𝗻 𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲𝗮𝘂…
𝗖𝗘𝗦 𝗖𝗢𝗥𝗣𝗦 𝗔𝗟𝗟𝗢𝗡𝗚𝗘𝗦

La clarté est plus forte que tout. Aux corps allongés, sous des suaires blancs, aux malades, aux moins vaillants, elle offre le répit. S’agit-il de ça ? Ahmad Raid présente la toile, sans y ajouter le moindre mot, le moindre titre, la plus infime indication.

Il est difficile de lire les peintures d’Ahmad Raid sans éprouver un sentiment ambigu. D’une part il y a la lumière, et elle absout une possible douleur. A l’inverse de Baselitz qui suspend l’humain, tête en bas, comme des carcasses prêtes au découpage, Raid les étend. L’environnement est diffus. Un son s’en élève, étouffé par cette brume de lumière. Voilà la part de paix. Une humanité, une attention permanente à l’autre s’en dégage.

Mais en même temps, on suppose tout aussi clairement de quelle nature ce repos serait. Il y a dans le médiéval occidental de semblables peintures. Des hôpitaux, des corps rongés, dans la béatitude de la souffrance, des salles résonnantes, infiniment profondes qui ouvrent sur… est-ce besoin de l’écrire ? C’est au temps des maladies, des désastres de la guerre et de l’égarement.

Mixed media, oil on canvas, 135×135..cm. Istanbul (2022))
RC (ZO mag’)
Photo : © A. Raid.
Contact : https://www.facebook.com/ahmadraed.mohamad

,

Repères:
Ahmad Raid est né en 1977, à (Syrie). Il est autodidacte de formation.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Site Web créé avec WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :