Irak / Peinture / Kareem Sadoon / CORPS ET LUMIERE

الجسد هو الحد النهائي بيننا وبين الهائل. كريم سعدون (العراق) يتساءل مطولا أمام هذا الباب. تتدفق الكثير من الأشياء على الويب. يتعلق الأمر بحميمية الشعور. يمكن أن يتعاملوا مع المقدس ، وأن ينددوا بالابتزاز والخضوع بقدر الرغبة والفرح. وهذه هي بالضبط حالة الفرح التي ستتحدث عنها اللوحات « الخفيفة ». الابتهاج ليس متعة ، فالكلمة تتحدث عن سعادة النظر دون التخلّص منها.

هذه اللوحة ، كما يشرح ، تدور حول الجسد وجماله والسعادة التي يجلبها ، بغض النظر عن الواقع ، رائعة ، دون تدخل الرغبة. « . وهو بذلك يمثل جسما زائلا ، وضوءا أكثر من جسد. هذا التألق الأصفر يأتي من الروح. من المستحيل أن نقول ما إذا كانت مسألة رجل أو امرأة ، إذا كانت هذه « الحقيقة » ذات طبيعة أخرى ، لعالم آخر ، حيث الجسد ليس شيئًا تجاريًا نستخدمه كما يحلو لنا. يمكن تبجيل هذا الجسد ، لكن الرسام لا يتحدث عن أي فائدة ولا عن دين ولا عن تجارة أرضية. الجمال لا ينتمي ، هو.

بمرور الوقت ، في هذه الرحلة الطويلة التي تتمثل في التعري ، تبحث اللوحة عن حقيقة مماثلة. يعرف كريم سعدون جوهر هذه الحياة السيئة. لم يعد بإمكان الأكاذيب تغييرها ، فاللوحة موجودة في المنتصف وهي فاتحة اللون.

Irak / Peinture / Kareem Sadoon

Le corps est une ultime  frontière entre nous même et l’immense. Kareem Sadoon (Irak) s’interroge longuement devant cette porte. Beaucoup de choses affluent vers la toile. Elle ont trait à l’intimité du sentiment. Elles peuvent traiter du sacré, dénoncer le chantage et la soumission, autant que le désir et la joie. Et c’est justement de cet état de réjouissance que les toiles « claires » vont parler. Réjouissance n’est pas jouissance, le mot parle du bonheur de regarder sans en disposer.

Cette toile, explique-t-il, a pour objet le corps, sa beauté et le bonheur qu’il procure, indépendamment de la réalité, magnifique, sans que le désir n’intervienne. ». Ce faisant, il figure un corps évanescent, une lumière plus qu’une chair. Ce rayonnement jaune relève de l’esprit. Il est impossible de dire s’il s’agit d’un homme ou d’une femme, si cette « réalité » est d’une autre nature, d’un autre monde, où la chair n’est pas une chose mercantile dont on use à sa guise. Ce corps pourrait être vénéré, mais le peintre ne parle d’aucun usage, ni de religion, ni de commerce terrestre. La beauté n’appartient pas, elle est.

Au fil du temps, dans ce long cheminement qui est au dépouillement, la peinture recherche une semblable vérité. Kareem Sadoon sait de quelle essence cette pauvre vie est faite. Aucun mensonge ne peut plus l’altérer, la peinture est au centre et elle est de couleur claire.

RC (ZO mag’)
Photos : ©Kareem Sadoon
Contact : https://www.facebook.com/karsadkar/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Site Web créé avec WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :