Maroc / Peinture / Nouzha Lityeme, un tableau… / QUE CETTE VOLONTE SOIT FAITE

Qu’on y regarde avec un microscope ou que l’on pointe une lunette vers les (é)toiles, la même complexité nous répond. En fait, c’est un peu pareil avec la peinture. Tout commence dans la confusion. Que de soit la matière ou le sentiment, complexité. Nouzha Lityeme met donc ce bouillonnement initial au commencement. Elle l’appelle « enchevêtrement » et son propos est autant biologique que symbolique. Le commencement pour extrémité initiale, son premier mystère, sa première faim.

A l’observer attentivement autour d’elle, la plasticienne marocaine discerne cette énergie qui fait nécessité. Des particules s’agitent dans tous les sens. Une logique lentement se dégage. De la même manière que la matière, dans ce chaos nourricier, la toile s’organise. Ces vers qui s’agitent, ces acides qui se mélangent, ce virus qui se transforme, et voilà, nous y sommes : au cœur de ce mécanisme de la vie et de la matière. L’enchevêtrement est une assurance vie. Au fond du chaudron, des reptiles s’entassent en une masse grouillante et lumineuse d’envies, de besoins, de satisfactions et de frustrations. Le sol ou le ciel sont les lieux souterrains et aériens de ce miracle.

« 𝘛𝘰𝘶𝘵 𝘧𝘰𝘯𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘥𝘦 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘮𝘢𝘯𝘪𝘦̀𝘳𝘦. 𝘓𝘢 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘦 𝘱𝘢𝘳 𝘦𝘹𝘦𝘮𝘱𝘭𝘦, explique la plasticienne, 𝘥𝘰𝘯𝘵 𝘭’𝘢𝘳𝘣𝘳𝘦 𝘴𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘳𝘳𝘪𝘵, 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢𝘲𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘤𝘰𝘶𝘳𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘦𝘴 𝘳𝘢𝘤𝘪𝘯𝘦𝘴… 𝘊𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘮𝘢𝘵𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘴𝘦 𝘥𝘦́𝘤𝘰𝘮𝘱𝘰𝘴𝘦 𝘦𝘵 𝘭𝘶𝘪 𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘢̀ 𝘣𝘰𝘪𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘮𝘢𝘯𝘨𝘦𝘳. 𝘋𝘪𝘧𝘧𝘪𝘤𝘪𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘯𝘦 𝘱𝘢𝘴 𝘺 𝘷𝘰𝘪𝘳 𝘶𝘯𝘦 𝘷𝘰𝘭𝘰𝘯𝘵𝘦́. » La volonté du tableau est à l’image de cette volonté organique. Consciente d’une organisation supérieure qui met l’ensemble dans un mouvement harmonieux. Le tableau est à l’image de ce monde, d’une ordonnance parfaite.

En somme, Nouzha réfléchit sa toile comme le miroir de l’énigme. L’une se prolonge dans l’autre et se nourrit de ses flux, de son temps et de sa lumière. Enchevêtrement. Peindre ce qui est, dans l’invisible dimension, sa volonté. Maintenant, vous pouvez placer les majuscules où vous L’entendez.

« Mon travail est dans cet enchevêtrement. Toute petite, je ressentais ça en regardant les racines des arbres. C’est très compliqué, ça part dans tous les sens, ça disparaît sous terre, ça écarte les cailloux qui les gênent, et puis c’est un arbre. Il y a une volonté. »

Enchevêtrements, 0, 60 x 0, 60 m, technique mixte sur toile de lin (2021)
RC ZO mag’
Photo : © Nouzha Lityeme
Contact peintre :
Contact: : nouzlityeme@gmail.com
Facebook : Nouz’Arts Nouzha Lityeme

A lire aussi : Maroc / Plasticienne / Nouzha Lityeme / LA BEAUTÉ ORGANIQUE (zoes.fr)

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