Maroc /Peinture / Abdellah el Haitout / DE CETTE FACON, RENDRE LA PEINTURE POSSIBLE

Il le dit parce que c’est comme le fait de peindre. Simplement le besoin d’être dans une compréhension du geste et du sentiment. Rares sont les interviews qui arrivent à ce niveau. Abdellah el Haitout le fait parce qu’il n’a aucun besoin de se raconter d’histoire, ni d’en raconter aux autres. La seule histoire qui mérite du temps est la peinture. Par quels moyens il y arrive ? quels chemins de faiblesse et de force, a-t-il suivi ? quelles influences sont dans son regard et sa décision ? il va le dire. Mais il ne pose à cela aucune règle. A chacun(e) de la trouver et de tenter l’expérience.

C’est un texte nécessaire, parce que c’est un texte libre. C’est le texte du (re)commencement perpétuel. La maturité est là, dans ce choix du risque paisible, le choix de faire et de défaire, et de refaire encore. « Chaque peinture précédente est une graine pour une nouvelle peinture. Dans chaque nouvelle peinture, nous continuons à développer et à toujours compléter la précédente, chaque peinture vous projetant ou vous envoyant à une autre peinture. Chaque travail précédent est une graine pour une nouvelle peinture. La toile vide est une terre vide, je peins pour arroser la graine, » dit-il à un moment.  

L’interview donnée à Shoutout (média californien), en janvier 2021, devrait servir dans les écoles. Il est compact et sans retouche, il ne cache rien du doute dont le peintre fait sa partition. L’homme est complexe, la simplicité est un leurre. Chaque soir avant de se coucher, Abdellah el Haitout revoit une soixantaine de ses toiles, qui sont là, dans l’attente de l’innocence, de la pureté, de la bonne humeur. Voilà des qualités avec lesquelles on peint, nécessaires à la réflexion, qui peuvent même susciter l’écriture. Ecrire et parler, échanger, être avec le doute et refaire le chemin, garder la plus grande exigence, détruire quand c’est nécessaire, garder la trace, dans le sable ou le dessin. S’asseoir comme un sac au milieu de sa cour et regarder le ciel, et regarder le mur, et peindre dans sa tête.

«  La plus grande douleur est de ne pas faire tout ça et de rester impuissant alors je peins pour apprendre à vivre pour apprendre à connaître la vie. Ma grande gloire est la légèreté de mes pinceaux, cette absence totale de ma force est ma propre force, la peinture est mon abri et une poche d’oxygène, c’est aussi mon canot de sauvetage, et ma force vitale. » Abdellah el Haitout.

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RC (ZO mag’)
Photo : © Abdellah el Haitout

A lire sur: https://shoutoutla.com/meet-abdellah-el-haitout-painter-art-teacher
Site internet de l’artiste: https://abdellahelhaitout.wordpress.com/

Maroc / Peinture / Abdellah El Haitout / IL N’Y A AUCUNE FRONTIERE | ZO mag’ (zoes.fr)

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