Nigeria / Photographie / Tersoo Te’so’g Gundu / DES STATUES IMMOBILES DANS LES OMBRES DU LUXEMBOURG

Quand il arrive à Paris, en novembre dernier, Tersoo Te’so’g Gundu a deux idées en tête qui se partagent l’espace, à savoir la ville et ce qu’elle représente dans le mouvement et l’histoire qui sont les siens. Paris, vue au travers d’un regard africain, lequel n’est plus un regard mondialisé, mais profondément lié à son origine nigériane Tiv. Après tout, nous disposons sur cette question d’aucune trace ou presque. L’histoire est habile : elle gomme la différence, elle efface les anciennes cartographies. Elle baptise d’autres noms les rues, les royaumes et dans l’intervalle, les mers.

Et si l’on pose la question du sac rouge, en arrière plan, qui est un bagage lié au voyage contemporain?

Tersoo Te’so’g Gundu est photographe. Il a récemment travaillé sur le corps dans la danse, en somme la suspension du temps que suggère. De la même façon, il faut imaginer ici des séquences qui peuvent traduire une ville arrêtée (histoire), une ville mouvement (contemporaine) et un corps (le sien) dépositaire d’âme et d’histoire. « Avec mon appareil photo et l’aide de Li Chin Li, nous visitons différents lieux comme le jardin du Luxembourg et le square Albert Schweitzer. C’est cette promenade qui est mise en scène, au-travers de ce personnage sans expression ou alors dans une théâtralité figée, prend alors une apparence assez irréelle. C’est cette question que je me pose de l’irréalité. » le lieu est reconnaissable, mais la juxtaposition du personnage en habit traditionnel Tiv, ne l’est pas. Et pour quelle raison ?

Un ange passe. Et il n’est pas de pierre, comme ces statues des allées historiques. « l’ange » est le tissu traditionnel Tiv, noir rayé de blanc, qui dit la filiation à la tribu. « Cette série que j’appelle « Séquence » pose la question de mon identité dans ce monde, dans ces contraires qu’il donne à voir et à comprendre. Cette séquence parisienne est à l’image de l’époque, dans le mouvement et la recomposition. Quelle place pour le visiteur Tiv, dans ces allées ? »

Juste une idée qui vient. Dans cette image, de ce costume qui dit un temps différent, le souvenir d’une tente touarègue plantée sur la pelouse de l’Elisée. Ou encore de la visite d’un grand chef blanc sur un chantier ferroviaire, au cœur de la forêt gabonaise. Des personnages symboliques, représentant des empires parallèles. Et le mouvement qui les unit, qui les éloigne, les tremblements de l’époque qui minent leurs fondements. Ce que le temps retient, l’immobilité de la pose. Dans les allées, l’histoire statufiée. Et si Tersoo Te’so’g Gundu cherchait ici la raison de nos malaises ?

« Avec mon appareil photo et l’aide de Li Chin Li, nous visitons différents lieux comme le jardin du Luxembourg et le square Albert Schweitzer. C’est cette promenade qui est mise en scène, au-travers de ce personnage sans expression ou alors dans une théâtralité figée, prend alors une apparence assez irréelle. C’est cette question que je me pose de l’irréalité.  » Tersoo Te’so’g Gundu

RC (ZO mag’)
Photos Tersoo Te’so’g Gundu et Li Chin Li
Contact : (20+) Tersoo Te’so’g Gundu | Facebook

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