Algérie / Prix SAM/ Plasticienne / Dalila Dalléas Bouzar / DIX MILLE ANS, ET DEMAIN

La mémoire est au cœur de toutes les interrogations plasticiennes. Mémoire humaine, planétaire, dans le nombre qu’elle charroie et les singularités qu’elle suggère : l’artiste l’interroge à répétition. Tout simplement parce qu’elle est le visage, l’identité, elle est la signature collective autant qu’individuelle. Pour leur 13ème édition du prix, le Palais de Tokyo (Paris) et SAM art Project ont distingué une artiste qui place cette quête au centre de sa recherche. Dalila Dalléas Bouzar a proposé une immense tapisserie (30 m sur 3) qui reprend les gravures et peintures du tassili algérien. Difficile de trouver un sujet qui dise mieux ce commencement d’humanité, vieux de 9 à 10 000 ans. Le projet retenu devrait être réalisé cette année 2022 et exposé au palais de Tokyo. Une bourse de 20 000 euros lui est attribué.

L’artiste s’interroge sur les pressions que les individus subissent, les dominations historiques qui s’exercent et les cicatrices que l’histoire peut engendrer.

Plasticienne d’origine algérienne et française, Dalila Dalléas Bouzar, biologiste à l’origine, a consacré une grande partie de ses recherches au dessin. Le portrait en occupe la plus grande partie. L’artiste s’interroge ici sur les pressions que les individus subissent, les dominations historiques qui s’exercent et les cicatrices que l’histoire peut engendrer. La mémoire est au cœur de son travail et elle pose la compréhension (par la peinture), comme une possibilité de guérison.

L’installation à venir aura l’apparence d’une tente, à l’image de la khaïma des nomades, sous laquelle on s’installe, on rêve, on parle, allongés, dans une couverture protectrice, et un lieu qui l’est autant, à écouter une histoire qui est la nôtre. Se souvenir des choses qui sont. Rassembler les éléments qui donnent le sens.

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RC (ZO mag’)
Photos: DR et Dalila Dalléas Bouzar
Prix décerné le 9 décembre à l’issue des délibérations ducomité scientifique 2020 composé de Sandra Hegedüs, Gaël Charbau, Marta Gilli,Sebastien Gokalp, Emma Lavigne, Matthieu Lelièvre, Jean-Hubert Martin et Jérôme Sans.

Les cinq finalistes étaient : Dalila Dalléas Bouzar, (galerie Cécile Fakhoury), Jenny Féal (galerie Dohyang Lee) Nathanaëlle Herbelin(galerie Jousse Entreprise), Anne Le Troter (galerie Frank Elbaz), Georges Senga (galerie Imane Fares).

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