Expositions et évènements
1 commentaire

France / Exposition / Un(e) Air (e) de famille / UN LONG COULOIR OUVERT AU LARGE

Politique et artistique, les surréalistes ont opposé une vive opposition à l’exposition coloniale de 1931. Lors de son inauguration, ils produisent quantité de publications et de tracts dans lesquels ils dénoncent les positions de Paris et des autres capitales européennes. Paul Eluard (poète) en est l’un des plus virulents. Vingt ans plus tard, le discours a rallié de nombreux intellectuels comme Sartre, et d’autres peintres à l’image de Picasso et de Fernand Léger. La position est plus politique encore et s’oppose alors à la confiscation des territoires et de leur patrimoine.

Quelle Afrique le colonialisme nous a laissée et que pouvons nous en faire ?


Dans le cadre de la saison Africa2020, le Musée Saint Denis rassemble un ensemble d’oeuvres de cette époque qui évoquent la vision que ces créateurs ont eu du Continent, quarante ans avant les Indépendances. Mais son intérêt principal réside dans le dialogue qu’elle propose avec des créatrices africaines et contemporaines. Elles sont treize et produisent des œuvres de tous les médiums. De mettre en miroir les réalisations du siècle passé et celles d’aujourd’hui, permet de mieux comprendre comment l’appartenance culturelle, le déplacement des personnes, les codes esthétiques, le pouvoir économique influent les regards sur cette période (post) coloniale.


Laeïla Adjovi (Bénin), Eliane Aisso (Bénin), Malala Andrialavidrazana (Madagascar / France), Yto Barrada (Maroc / France / USA), les sœurs Chevalme (France), Nadia Kaabi-Linke (Tunisie / Allemagne), Katia Kameli (Algérie / France), Kapwani Kiwanga (Canada / France / Tanzanie) , Tuli Mekondjo (Namibie / Angola), Otobong Nkanga (Nigéria / Belgique), Owanto (Gabon), Thania Petersen (Afrique du Sud), Euridice Zaituna Kala (Mozambique), ont toutes des propositions différentes.

Leurs productions suggèrent des recouvrances, elles incitent à remplir le vide et le manque, à effacer la honte, repositionner les territoires et leurs frontières. Et dans la mesure de nos capacités, « de se réengager dans ce qui est possible » (Awuor Onyango). Conjugaisons plurielles et futures.

,
Un(e) air(e) de famille, du 25 juin au 8 novembre 2021,
RC (ZO mag’)
Photos: DR et Musée Saint-Denis
https://musee-saint-denis.com/event/saison-africa2020-un-e-air-e-de-famille/

1 commentaire

  1. Super, merci pour l’info (que je n’avais vue nulle part excepté dans votre article…), Et je vais pouvoir aller voir l’expo, très bonne nouvelle.
    Bonne journée

Laisser un commentaire