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Toulouse / Histoire(s) d’art / La Revue Noire / SI NOUS REGARDIONS LES CHOSES AUTREMENT ?

C’est une sorte de poste avancé. A la limite d’un fleuve ou d’une forêt, la certitude qu’une autre histoire commence. Au début des années 90, bien rares sont les esprits qui se préoccupent de la création africaine. Le continent tient encore une image misérable, sauvage, sans inscription véritable. C’est dans cette absence d’identité que sortira le premier numéro de la Revue Noire, fondée il y a presque trente ans par Jean-Loup Pivin, Simon Njami, Pascal Martin Saint-Léon et Bruno Tilliette. Bien plus qu’une simple publication, ces pages vont mettre en lumière une création dynamique, porteuse de langages pluriels, moderne et curieuse du monde. On se rend alors compte que ses champs d’exploration sont multiples et l’ont déjà amenée très loin. L’Occident découvre ainsi que la modernité n’est plus son exclusive.


Si la Revue Noire n’est pas la seule à avoir participé à cette évolution du regard, elle a contribué à la confirmation des artistes et la reconnaissance de leurs cultures d’origine. Ces dix ans d’existence, entre 1991 et 2000, et les 35 numéros publiés, révèlent enfin ce bouillonnement qui touche aussi bien la photographie, la peinture, la sculpture que la mode.


L’exposition de Toulouse s’est donc consacrée à cette période révélatrice et aux échos qu’elle continue d’entretenir. La revue Noire ne publie plus comme à son début, mais poursuit un travail d’édition d’ouvrages d’art. La modernité est une matière en mouvement. Elle ne s’arrête jamais à ses propres fondations. Des ailes viennent se rajouter au bâtiment et permettent à l’édifice de prolonger son vol.


Revue Noire, une histoire d’arts contemporains africains, du 2 juin au 29 août 2021. Les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse.
RC (ZO mag’)
Photos DR, la Revue Noire et Frac Occitanie Toulouse

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  1. Victor Ernest Breleur dit

    Très belle idée de dire que la modernité n est pas l exclusive de l occident qu elle est une matière en mouvement. En fait l idée de centre à volé en éclat. En effet je crois que la revue noir est le première à mette en évidence les fondement artistique de l Afrique. Ensuite Africa remis toujours avec Simon Djami propulse définitivement ce continent.

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