L'édito
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L’EDITO / CINQUANTE-QUATRE


Cinquante-quatre bonnes raisons.
Si on doit donner un chiffre: 54 !
Pour dire combien la création africaine motive l’envie de créer un magazine. Depuis un an, ZO mag’ a publié une grande quantité de posts sur les réseaux sociaux. Inhabituel ? Un peu, juste un peu, mais qui a permis de comprendre de quoi nous sommes curieux. Nous ? C’est à dire les artistes, les lecteurs et les journalistes. C’est comme ça, qu’au fil des mois… Cinquante-quatre raisons de pousser l’aventure un peu plus loin.


La première de toutes, c’est bien sûr de rendre visible et audible. Et pas seulement les quelques signatures en vue, qui ont conquis les galeries occidentales. Mais plutôt ce que l’Afrique recèle de peintres, capables d’engager de réels questionnements. Des artistes qui ont des mots à dire, des positions à défendre et un langage à eux. Et pas forcément dans le calibrage d’une Afrique repeinte aux couleurs que l’Occident lui « suggère ».


ZO mag’ entendait leur proposer un endroit où se (re)connaître.


Ce pluriel, vous le constaterez avec ces premiers artistes que sont Maliza Kiasuwa (Congo-Roumanie), Najah Zarbout (Maroc), Gbemileke Adekunle (Nigeria), Mourad Zaraï (Tunisie), Ange Sylvain Adou (Côte d’Ivoire)… Des galeries et des évènements vont aussi intervenir. Des acteurs sociaux également qui réfléchissent à un art contemporain, et ancré dans le quotidien africain (ou des Caraïbes). Ce n’est plus l’Europe et les rues chics des capitales, mais les murs du village et les musées populaires, paysans et lumineux, du Burkina ou de la RDC.


L’autre raison, et qui nous a semblé importante, tenait à l’idée du rassemblement. Vous verrez que certains articles sont accessibles sur abonnement. Payants -ce qui est habituel quand on achète un journal-, dans le respect du lecteur et de celui dont on parle, payant… et solidaire.


ZO mag’ veut être participatif. Un article vendu, c’est la moitié qui revient à l’artiste. Pour acheter ses couleurs, investir dans de la toile, changer d’appareil… nourrir sa famille. Cinquante pour cent pour faire mentir les idées reçues sur la jalousie, l’égotisme et l’indifférence.

Nous sommes une communauté. Nous avons des réseaux. Les gens peuvent nous aider en achetant simplement un article. Un euro? le prix d’un jus au maquis. Un euro (trois jours d’abonnement) qui aide un artiste à créer, se faire connaître, et un média à exister librement. Un article dont on parle et que l’on s’invite à découvrir. Partagé.


« Nous sommes une communauté. » Quelques artistes l’ont compris. D’autres moins, parce que c’est inédit. ZO mag’ croit dans ce pluriel partagé, des articles qui resserrent les liens et abolissent la limite.
Cinquante-quatre n’est pas un chiffre anodin.

La rédaction

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3 commentaires

  1. Eric Wonanu dit

    Bravo. Avec le soutien de tous, la réussite devient une promesse plus concrète

  2. André kané dit

    C’est une démarche très riche pour les artistes en particulièrement les Africains qui ont vraiment besoin de visibilité et d’accompagnement.

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