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Ghana / Peinture / Ablade Glover / Au commencement de la lumière

Peut-être est-il le peintre le plus respecté du Ghana. Ses toiles immenses, qui traitent de la foule, ses scènes de marché, l’étude vibratoire de la lumière et du mouvement font de cet immense artiste le croisement de beaucoup de sensibilités. On le dit impressionniste, abstrait, on voit en lui un peintre de la spiritualité. Plus simplement, Ablade Glover est un homme curieux de la fragilité du moment. Comme il le dit à propos des foules: « Vous ne pouvez jamais finir de les peindre. Mon but ne peut être que de capturer le tempo.« 


Beaucoup de peintres ghanéens ont chercher dans la même voix, des plus jeunes notamment, à l’image de Larry Otoo. Après ses dernières études aux USA ( doctorat Université de l’Ohio), il a regagné Accra où il enseignera vingt ans à l’université Kwame Nkrumah, de Kumasi, jusqu’en 1994. Son influence est donc considérable. Mais il reste néanmoins le seul qui ait exprimé à ce point la fusion de la matière et de la lumière. Ses tableaux sont vivants, au sens le plus exact du terme. Ils sont habités par cette vibration lumineuse.

Et le paysage ? Justement, de la même façon, il entre dans l’espace. Comme de rechercher dans cette épaisseur, ces recouvrements successifs, les palpitations qui le traversent. Ablade Glover peint un paysage comme un mouvement, comme une vie « habitée ». Ça peut être le vent qui croise les arbres, le grondement lointain d’un invisible orage. Ca peut être la vie qui est là, à l’envers des choses. La lumière, la vie.


RC (ZO mag’)
Photos DR.

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