Mumpasi Meso / DES ANGES, UNE RUE, L’ANGOLA

Petits instants de mémoire, des mots, des particules de lumière pour expliquer l’histoire. Par exemple, son père Mumpasi Zameso, peintre congolais, né un jour de Noël 1945.

C’est souvent par lui que Meso commence les entretiens. « Mon père faisait aussi de la mosaïque, sur bois et sur verre. C’est de lui que mon envie est venue. Au départ, je travaillais la peinture uniquement. Puis en évoluant, j’ai inclus le découpage et le collage.» Ses toiles sont des carreaux de lumière. Elles font songer à ce que disait Mondrian, perdu dans la clarté au travers d’un feuillage, résumant cette immense complexité par la géométrie.

Mais au-delà de la technique, Meso veut d’abord peindre une humanité. C’est un mot qui a un sens dans son vocabulaire. L’Homme et cette immense énergie qui l’entoure. « On lui donne des noms différents, la Nature, Dieu, l’énergie universelle que j’appelle Akashic. Je suis un artiste très intuitif. Je pense que je dois m’ouvrir à cette énergie et en capter une parcelle.» C’est ainsi que sa peinture s’est développée et qu’elle a commencé aussi à voyager. L’énergie, dit-il, est tout autour de lui et il la trouve le plus souvent dans des expressions du visage. Au quotidien, assez proches de ce que pourraient être des selfies mentaux et positifs. Parfois, l’image est plus trouble, plus obsédante ou frappée par un malheur. Il est rare que Meso choisisse alors de la représenter. Il y a une part importante, à l’envers du bonheur, une terre de laquelle il est originaire.

« On lui donne des noms différents, la Nature, Dieu, l’énergie universelle que j’appelle Akashic. (…) Je pense que je dois m’ouvrir à cette énergie et en capter une parcelle.»

Depuis la RDC où il a fait ses études d’art, avant de revenir en Angola, la suite de l’histoire est un perpétuel déplacement. A partir de 2015, le Brésil s’intéresse à son travail. A Curutiba, il expose une toile,  » Liberdade do sonho », qui figure un homme sauvé des eaux par un ange. Cette année encore, le jury de Sao Paulo lui discerne le prix « Cia Arte ». Mais aussi l’Europe. Cet été, il devait venir en Hollande pour travailler. Partie remise, il est resté dans son atelier en Angola… et il ne s’en plaint pas.

« Des journées très remplies, sourit-il, beaucoup de travail. C’est un peu une résidence… forcéeEt puis aussi du temps pour me consacrer aux enfants.» Le plus grand a 7 ans. Il regarde les mosaïques de son père. L’histoire se répète un peu. « Un jour, il m’a dit qu’il voulait faire comme moi, peintre et joueur. » La vraie vie. L’atelier, le ciel, les anges et le ballon qui vole.

RC (ZO mag’)
Photos : ©Mumpasi Meso

Instagram : Mumpasi Meso 
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Whatsapp : +55 (11) 98427-2418

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