Francis Agemo / Les liquides nourriciers

La société traditionnelle occupe une place importante dans les récits picturaux de Francis Agemo Sewanu. Il lui consacre de larges volets, explorant les croyances premières qui ont nourri son éducation. Et c’est justement ces interférences avec la modernité, qui émettent de singuliers grésillements, agaçants aux oreilles, mais délicieux au regard.

Durant ces semaines d’été, l’artiste nigérian accroche son travail sur les cimaises virtuelles de la Quarantena Galeria. Il s’agit d’un projet développé par des artistes du Chili et du Mexique, et qui n’hésite pas à inviter des créateurs venus d’autres continents. Le travail de Francis Agemo a donc trouvé un regard attentif… et les divinités ogu vont ainsi voyager sur la Toile.

Originaire des environs de Badagry, Agemo se souvient en permanence que sa ville est un centre de culture vodou et que les cultes influent profondément les gestes quotidiens. Dans cette proximité, il faut savoir regarder à l’envers des évidences. La beauté par exemple l’intéresse… parce qu’elle n’a pas d’importance véritable. La fécondité est plus essentielle. Ce sont ces croyances et la part de sagesse qui s’y rattache, dont traite le peintre, fils de dignitaire ogu, grandi sous la case d’un vieux chef et le voisinage des totems protecteurs. L’art est contemporain et le pinceau trempe dans les placentas nourriciers.

RC (ZO Mag’)
Photos : ©Francis Agemo Sewanu
A partir du juillet sur www.quarentenagaleria.com

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